Biographie de

Alfred de Saint Pol et de Mathilde Cauchy

 

Alfred de Saint Pol est né le 10 mars 1823 à Neuilly le Malherbe. En 1829 il est très affecté par la mort de son frère Ernest, emporté à 5 ans par une "fièvre cérébrale". Il fait ses études à Caen. Il passe les hivers de 1844, 45 et 46 chez sa soeur de Carondelet et par l'intermédiaire de son cousin de Coulange, il fait la connaissance de Mathilde Cauchy, fille du célèbre mathématicien, agée de 23 ans. Ils se fiancent le 14 juin 1846.

Son père, déjà souffrant, décède le 22 juin de cette même année. Alfred est seul pour accompagner son père lors de l'inhumation le lendemain, aucun de ses frères et soeurs n'a pu venir "à cause de l'éloignement de leur habitation" écrit-il. Alfred avait beaucoup d'affection et d'estime pour son père, "son conseil et son appui".

A l'automne il retourne à Paris pour préparer son mariage qui a lieu en l'Eglise Saint-Sulpice le 8 decembre 1846.

Alfred et Mathilde s'installent à Neuilly le Malherbe en mai 1847. Alfred prend en charge le faire-valoir, la propriété lui ayant été attribuée par contrat de mariage. "Les agréments et les occupations de la campagne font mon bonheur" écrit-il. Avec Mathilde "dont le caractère est charmant, tout l'intérésse", ils forment un ménage exemplaire, charitable et très pieux.

Mathilde va souvent faire des séjours à Paris chez ses parents. Elle va aussi régulièrement l'été à Langrune aux bains de mer avec ses enfants. Elle a une excellente santé et supporte très vaillament ses treize grosesses.

Alfred est très malade en 1860 et en action de grâce pour sa guérison il érige le 15 septembre 1861 sur la route d'Evrecy, un calvaire dit "croix des filandriers. Il accomplit en 1864 un pélerinage à N.D. de Salette. Il fait aussi construire une chapelle attenante au château, bénie le 13 septembre 1864 sous le vocable de "Notre Dame de l'Espérance".

Alfred passe pour un homme très avisé, il acquiert quantités de terres autour de Neuilly le Malherbe. En décembre 1866 il achète à son beau frère qui avait fait de mauvais investissements les fermes du domaine de Bougy. A la succession de son père, il avait déjà racheté les fermes de la Gaudaine près de Nogent le Rotrou, du domaine de Masles.

Il fait de fréquents séjours à Alençon chez sa soeur de Cerisay pour laquelle il a une très grande affection.

En 1876, Alfred est gravement malade d'une affection cardiaque dont il succombe le 30 octobre 1877 à l'age de 54 ans.

Mathilde, qui a déjà vu la mort de quatre de ses enfants enlevés en bas âge par des maladies contagieuses, supporte avec courage et résignation cette nouvelle épreuve, très entourée par ses enfants. Elle est sans cesse présente à tous les évènements de la famille qui se succèdent sans interruption dans les différentes régions de France où ses enfants sont dispersés. Elle est une Grand Mère exemplaire.

En 1884 elle est reçue Tertiaire de Saint François

En 1888 elle quitte Neuilly qu'elle laisse à son fils et se retire à Evrecy où ses enfants continuent à l'entourer. Elle va plusieurs fois en pélerinage à Lourdes et fait chaque année une retraite à La Délivrande.

Elle s'éteint le 25 janvier 1906 à l'age de 83 ans après une vie remplie de joies et de sacrifices et avoir été un exemple magnifique pour tous les siens qui la vénéraient.

Source: "La Maison de saint Pol, par Yves de Saint Pol. Retrouvez cette biographie et un arbre de descendance sur le site personnel du webmestre

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