Parlementaires de la famille

Philippe-Jacques de Bengy de Puyvallée (1743-1823) [136]

Louis-Joseph de Montbel (1772-1860) [90]

Ambroise de Saint Pol (1857-1924)

Emile Perrein (1892-1966)

 

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[136] Philippe-Jacques de Bengy de Puyvallée (1743-1823)

Sous-lieutenant au régiment de la "Vieille-Marine", il participe à l'expédition de Corse en 1768-69. Démissionne de l'armée en 1775.

Député de la Noblesse du Berry aux Etats Généraux de 1789. Il fut un ardent défenseur "du Trône et de l'Autel"

Il rejoint l'armée des princes en novembre 1791, puis rentre à Bourges en mars 1792. Inscrit sur la liste des Emigrés, sa tête fut mise à prix le 18 mars 1793 et il dut se cacher jusqu'à la chute de Robespierre. Ses biens furent en partie sequestrés et vendus et sa famille détenue. A partir du 18 fructidor an IV il fut désigné à nouveau comme très dangereux pour la République. Sous le Directoire et la Consulat il fut soumis à des certificats de résidence puis obligé de quitter la France. Rayé définitivement de la liste des émigrés en 1802, il abandonna toute activité politique et se consacra à la présidence de la commission administrative des Hospices de Bourges.

Nommé par Louis XVIII au conseil général du département du Cher. Auteur de deux ouvrages "Réflexions politiques sur le cadastre" et "Essai sur la société religieuse en France".

Article nécrologique paru au "Moniteur Universel" du 21 avril 1823.

 

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ambroise

Ambroise de Saint Pol (1857-1924)

Petit-fils de Louis-François de Saint Pol (sosa 64)

Député d'Eure et Loire, Chartres, 2éme circonscription, de 1902 à 1910. Républicain Libéral.

Né à Abbeville (somme) le 18 janvier 1857. Propriétaire agriculteur. Maire de Pézy (Eure et Loir) à partir de 1900. Conseiller d'arrondissement (canton de Voves) en 1904. Officier de cavalerie territoriale. Membre de la Société des Agriculteurs de France. Médaille d'Or et diplôme d'honneur pour son rapport sur la reconstitution des vignobles. Auteur d'un livre estimé : "La volaille à la ferme", 1899.

Il fait campagne pour la défense des intérêts de l'agriculture, de la propriété et le respect des libertés religieuses. Il est élu pour la première fois député le 27 avril 1902 au premier tour par 6705 voix (sur 13437 votants et 16161 inscrits) contre 2828 à M. Maunoury, 1836 à M. Hémard, 1016 au Dr Rabourdin, 522 au Dr Poupon, 438 à M. Bonnot.

A la Chambre il prend part à la discussion du projet de loi relatif à l'emploi de composés du plomb dans les peintures pour le bâtiment et du budget de l'agriculture de 1905. Il est réélu au premier tour des éléctions générales des 6 et 20 mai 1906 après avoir fait campagne contre les persécutions religieuses et pour le maintien des droits de douane protecteurs. Il obtient 7102 voix contre 6825 à M. Maunoury, avocat (sur 14018 votants et 16236 inscrits).

Pendant cette législature il intervient dans la discussion des budgets de l'agriculture (bergerie nationale de Rambouillet) et des Travaux publics (routes nationales) pour l'exercice 1907.

Aux éléctions générales des 24 avril et 8 mai 1910, il est battu par son rival de 1906, Maunoury, qui obtient 7346 voix contre 6393 (sur 13846 votants et 16105 inscrits). Il quitte la scène politique et meurt à Pézy le 15 février 1924, agé de 67 ans.

La municipalité de Pézy a donné son nom à une rue de ce village

 

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ambroise

Louis-Joseph de Montbel (1772-1860)

(sosa 90)

 

Député de l'Indre de 1815 à 1816, puis de 1822 à 1827. Ultra Royaliste

Né à Paris le 2 janvier 1772, mort à Orléans le 26 octobre 1860. Filleul de Comte d'Artois et de Madame, Comtesse de Provence, en la chapelle du château de Versailles le 29 décembre 1777. Reçu le 12 octobre 1786 pensionnaire de l'école militaire (sorti le 25 mars 1788). Il émigra et devint à la Restauration premier chambellan de Monsieur (plus tard premier gentilhomme ordinaire du roi Charles X). Elu député le 22 aout 1815 par le grand collège de l'Indre, avec 71 voix (128 votants, 181 inscrits), il siégea dans la majorité ultra-royaliste. Président du collège électoral de son département et candidat agréable au gouvernement, il fut ensuite successivement élu, par le même grand collège de l'Indre, le 20 novembre 1822 avec 74 voix (133 votants, 168 inscrits, contre 51 voix à M; Robin-Scévole); le 6 mai 1824 par 98 voix (125 votants, 169 inscrits, contre 19 à M. le Comte de Bondy). Il échoua le 24 novembre 1827 avec 55 voix (contre 69 à M. Crublier de Fougères) et le 3 juillet 1830 par 57 voix (contre 77 à M. Thabaud de Linetière).

Il fut toujours partisan des mesures d'exception et vota toutes les propositions ministérielles.

 

 

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émile

Emile Perrein (1892-1966)

Frère de Raymond Perrein (Sosa 6)

Député de Maine et Loire, Saumur, de 1932 à 1942. Groupe républicain radical et radical social.

Né le 5 février 1892 à Saumur. Pharmacien, il fit ensuite des études de droit et s'inscrivit au barreau d'Angers comme avocat à la cour d'appel. Il participa à la première guerre mondiale, fut blessé et reçut la croix de guerre avec citation. Membre du parti radical, il se présenta aux éléctions de 1932 dans la 1ére circonscription d'Angers et fut élu le 6 mai 1932 au second tour de scrutin par 9843 voix contre 8831 à M. Caillard.

Dans sa profession de foi de 1936 il déclare "être resté au prix d'un dur labeur un parlementaire assidu à sa tâche, probe, consciencieux, désintéressé et dévoué de tout coeur à la démocratie". Il résume son programme de la façon suivante : "Pour l'Homme, du travail et du pain. Pour le citoyen, la liberté. Pour le pays, l'ordre et la paix."

Au parlement, il s'intéressa tout particulièrement au sort des ouvriers et employés des mines et carrières d'ardoise ainsi qu'aux agriculteurs sinistrés de Maine et Loire. Il fut également à l'origine de propositions de loi ou d'interventions sur des sujets très divers : baux à loyers, délinquants primaires, organisation de l'enseignement, recrutement de l'armée. Il fut l'auteur d'une proposition de loi tendant à reconnaitre la silicose comme maladie professionnelle et interpella le gouvernement sur les moyens d'assurer la liquidation des stocks d'alumettes.

Sur le plan local, il fit beaucoup pour la société de concerts populaires d'Angers.

Il vota pour le cabinet Herriot en juin 1932 et pour les gouvernements Doumergue (février 1934), Blum (juin 1936), Daladier (avril 1938) et vota la loi du 10 juillet 1940 accordant au Maréchal Pétain les pleins pouvoirs. Il termine son mandat en 1942.

Il décède à Angers le 2 septembre 1966.

Lire sa nécrologie parue dans le Courrier de l'Ouest, 3-4 septembre 1966

 

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